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Les hommes célèbres

 

François Fresneau de la Gataudière, Sieur de la Ruchauderie (29/08/1703 – 25/06/1770):

Ingénieur (du génie) du Roi à Cayenne et en Guyane (où il séjourne de 1732 à 1748), il s’emploie très activement à ses tâches d’architecte chargé des fortifications.

Savant et technicien, il s’intéresse à tout (aux cultures comme aux plantes).

Esprit ingénieux, il invente la machine à piler le manioc.

En 1747, Après des années de recherche, il découvre l’hévéas brasiliensis (l’arbre à caoutchouc) et le « cao-otchou » (larmes de bois) que les Indiens extraient et utilisent.

Pour raison de santé, il se retire à Marennes où il reconstruit son vieux château natal de la Gâtaudière selon sa fantaisie.

Il aménage et travaille dans son laboratoire de chimie pour poursuivre ses expériences sur le caoutchouc.

Il découvre le procédé idéal de dissolution de la résine et imagine toutes sortes d’applications. Il est vraiment le « père du caoutchouc ». 

Sa petite fille épouse le Général François de Chasseloup-Laubat, arrière grand-oncle de l’actuel propriétaire du château, François Murat.

 

Charles-Esprit Le Terme (né à Angers le 07/08/1787, mort du choléra le 20/09/1849) : 

Il embrasse la carrière administrative : secrétaire général du Préfet du Tibre (4 ans à Rome), il organise des états pontificaux. Il s’intéresse à la question de l’assainissement des Marais Pontins.

Secrétaire général du Cantal (1815) il est nommé sous-préfet de Marennes du 1er Mai 1818 jusqu’en 1837. Dès son arrivée, il est frappé par l’effroyable état sanitaire et d’abandon des marais de son arrondissement. Il est à l’origine de grands projets d’assainissement et d’urbanisme et se penche, dès son arrivée, sur le dessèchement des anciens marais salants de Brouage devenus des foyers d’épidémies.

Il rédige un « Règlement Général » pour sauver les marais salants encore existants et transformer les marais gâts en prairies. Malgré l’incompréhension, voire l’opposition des propriétaires, il créée des syndicats de marais chargés de classer cours d’eau et chemins. Chaque propriétaire paie un rôle et contribue à l’entretien de ses propres fossés, des chenaux et canaux communs. C’est aujourd’hui l’UNIMA, syndicat mixte Etat-propriétaire qui en a la charge.

Battu de peu aux élections par son adversaire Prosper de Chasseloup-Laubat. Il est sous-préfet de Fontainebleau jusqu’en 1838. En Octobre 1839 il devient chef de la 1ère section du secrétariat général de l’Intérieur. Termine sa carrière comme Directeur de la Maison d’Aliénés de Charenton. Retraité en Juillet 1848, il meurt du choléra le 20 Septembre 1849.

 

Samuel Prosper Justin Napoléon de Chasseloup-Laubat (Comte de), fils du Général de Chasseloup-Laubat, Filleul de Napoléon  1er et de Joséphine : 

Il nait à Alexandrie (Italie) le 29 mars 1805 et meurt à Versailles le 29 mars 1873. Il est quatre fois ministre de la Marine et des Colonies de 1860 à 1869. A ce titre, il œuvre pour une Marine de Guerre cuirassée. Il devient aide de camp du Général de La Fayette (1830).

Il contribue à la naissance de l’empire français d’Extrême-Orient. Il est considéré comme l’un des artisans de l’annexion de la Cochinchine à l’empire français. Mais, c’est avant tout un homme politique important sous le second empire : il devient adjoint au Commissaire du Roi en Algérie (1836), il exerçe les fonctions de conseiller d’Etat (1838), député de Charente Inférieure 5ème collège (Marennes) le 03/09/1837 et réélu 4 fois.

De membre, il devient président du Conseil général de la Charente Inférieure. Il fait décréter l’établissement des pupilles de la Marine pour les orphelins des marins morts au service. Il est nommé sénateur en 1862.

Préside le conseil d’administration de la Compagnie des Chemins de Fer de l’Ouest et joue un grand rôle dans la construction du Paris-Cherbourg. Il est l’instigateur du Code international des signaux maritimes en 1864.

A Marennes, sa statue érigée dès 1874 est déboulonnée par les Allemands en Février 1942. En 1948, on inaugure la nouvelle statue au centre de la place qui porte son nom. Un stade porte également son nom.

 

Jacques Dubois-Meynardie, nait à Bordeaux en 1797 et meurt à Saujon en 1880 : 

Ce riche négociant en grains, célibataire et franc-maçon de surcroît, est également philanthrope.

Il lègue sa fortune et ses biens à la ville de Marennes en 1880 et exige, en retour, que celle-ci organise l’aide aux personnes démunies afin d’améliorer le sort de la classe pauvre : soins et remèdes gratuits, instruction primaire gratuite, accueil des indigents… Sa donation permet la construction de l’hôpital de Marennes et de l’école primaire Henri Aubin.

Il lègue également sa riche bibliothèque personnelle (plus de 4000 volumes) pour qu’elle soit ouverte au public.

Il est docteur en médecine, propriétaire foncier et égyptologue, mais aussi amateur de littérature (ouvrages de théâtre, voyages, mémoires).

 

Commandant Lucas, né à Marennes en 1764, et mort à Brest en 1819 : 

 Il s’engage dès l’âge de 15 ans comme simple mousse puis il devient : pilotin sur « l’Hermione » (1779-1782), aide pilote en 1784, second pilote en 1788, premier pilote en 1791, enseigne de vaisseau en 1792, il part vers l’Océan Indien jusqu’en 1795. Il devient ensuite : Lieutenant de vaisseau en 1794 puis Capitaine de vaisseau en 1803. Courageux et tenace, il prend les commandes du « Redoutable » en 1805 (74 canons). Il s’illustre à la bataille de Trafalgar (un des marins de Lucas met un terme à la carrière de l’Amiral Nelson). Au cours de ce combat, il est seul contre 3 navires anglais. Il est fait prisonnier par les Anglais avec les honneurs puis décoré par l’Empereur Napoléon 1er . En 1809, avec son vaisseau « Le Régulus », il est présent lors de « l’Affaire des Brûlots ». il tente alors de s’échapper et s’échoue devant Fouras : pendant 2 semaines, 14 bateaux anglais s’acharnent à le couler, en vain. Lucas a tiré jusqu’au dernier boulet. Il est accueilli en héros à Rochefort. Il quitte le service en 1816.

 

Jean HAY : 

Il faut un ancien maire de la commune, mort en déportation à Ebensee (commando de Mauthausen) le 23 avril 1945. 

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