Sous le 2nd Empire, l’ostréiculture fait ses premiers pas.
Cette industrie deviendra bien vite prépondérante, les anciens marais salants étant progressivement reconvertis en Claires, un terme désignant les bassins d’affinage où sont élevées les huîtres.
Cette époque est celle du triomphe de la haute gastronomie et les huîtres deviennent des mets indispensables sur les tables de la haute bourgeoisie et des classes sociales les plus favorisées.
Marennes devient le centre d’un vaste bassin ostréicole réparti sur les deux rives de l’estuaire de la Seudre ainsi que sur la partie méridionale de l’Ile d’Oléron.
En 1908, les villages ostréicoles de Bourcefranc, du Chapus, de Pimpelière, de La Sainceaudière et de Châtain obtiennent le droit de faire sécession. Il se regroupent pour former la nouvelle commune de Bourcefranc-le-Chapus.
En 1926, les nouvelles infrastructures routières (construction du pont de Martrou à Rochefort) et la volonté d’économie affichée par le gouvernement font que la ville perd son statut de sous-préfecture.
A la fin de la décennie 1970-1980, les derniers résidents de la Caserne Commandant-Lucas, une compagnie de CRS ayant succédé au régiment d’infanterie coloniale après la seconde guerre mondiale, quittent les lieux.
Les municipalités successives ont depuis à cœur de miser sur le développement du tourisme, de la culture et des services en plus des industries ostréicoles.
Aujourd’hui, Marennes est une ville en plein essor dont la population croît régulièrement depuis 1962. Des projets de nouvelles infrastructures culturelles sont toujours en cours, et la Cité de l’Huître, complexe touristique majeur, a pris place dans le tissu économique de la commune depuis 2006.
